Cela dit, malgré cette déception printannière, je n'ai pas arrêté pour autant de suivre l'actualité du hockey et encore moins celle des Red Wings. Alors, pour ceux qui auraient tout manqué (parce que techniquement c'est l'été et la plupart des gens en ont rien à chier du hockey durant cette période de l'année), voici quelques faits saillants de l'été dans le merveilleux monde du hockey :
Jiri Hudler est de retour
Ce nom vous ne dit peut-être pas grand-chose si vous n'êtes pas un fan des Wings. Après avoir quitté l'équipe l'an dernier pour jouer dans la ligue continentale russe, la KHL, le joueur tchèque Jiri Hudler a décidé de revenir avec Détroit cette année. C'est un avant qui a le talent pour marquer dans les 20-25 buts par saison. Il va probablement jouer à l'aile sur le troisième trio, ce qui ajoutera de la profondeur à une équipe qui en aurait eu bien besoin l'an dernier avec toutes les blessures.
Le Canadien échange Jaroslav Halak
C'est probablement la nouvelle liée au hockey qui a fait le plus jaser au Québec cet été. Halak, le gardien de but qui stoppait en moyenne 150 tirs par partie au cours des séries, aidant ainsi le CH à ramper tant bien que mal jusqu'en finale de conférence, a été échangé aux Blues de Saint-Louis peu de temps après la fin de la saison. En surface, cet échange peut sembler une aberration (surtout aux yeux des fefans), mais beaucoup, dont moi-même, croit que c'était une bonne manoeuvre de la part du DG. En retour d'Halak, les Canadiens ont obtenu deux prospects (Lars Eller et un autre dont je ne me rappelle plus le nom et je suis trop lâche pour vérifier). Il ne faut pas oublier que la réalité d'aujourd'hui n'est plus la même qu'avant le lock-out : les équipes doivent maintenant composer avec un plafond salarial et qui dit gestion financière dit sacrifices. Et, cessons de nous raconter des histoires, le gardien de but est la position la plus interchangeable. Je me fous bien du cliché qu'on nous répète ad nauseam depuis des années voulant que le gardien se doit d'être le meilleur joueur d'une équipe pour avoir une chance de remporter la Coupe. Cette année, on a eu la preuve par mille que cela n'est pas vrai quand deux no name se sont fait face en finale (Niemi et Leighton). Bien sûr, il y en a des meilleurs que d'autres, mais au bout du compte, ce sont les patineurs qui font la vraie différence.
La saga Ilya Kovalchuk
1er juillet : ouverture du marché des joueurs autonomes. Du coup, le russe devient le joueur autonome le plus convoité de l'histoire. Certains pensent qu'il signera rapidement, que toutes les équipes lui feront une offre, etc. Eh bien non! Vous avez déjà oublié le plafond salarial dont je vous ai parlé plus haut? Avant le lock-out, il est à parier que les 30 équipes de la ligue lui aurait fait des offres mirobolantes, mais maintenant ce n'est plus le cas.
Il a fallu donc attendre au 19 juillet avant de voir M. Kovalchuk signer une entente avec les Devils du New Jersey, qui avait obtenu ses services à la date limite des transactions dans le cadre d'un échange impliquant plusieurs joueurs. Le 19 juillet, donc, les Devils font signer à Kovy un contrat de 17 saisons d'une valeur de 102 millions de dollars. Quelques jours plus tard, la ligue rejette ce contrat de fou parce que, selon elle, les parties intéressées auraient tenter de contourner les restrictions du plafond salarial. En effet, Kovalchuk aurait gagné la grande majorité des 102 millions au cours des dix premières années du contrat (95 millions, je crois) pour ensuite obtenir les miettes restantes au cours des sept dernières années. La raison? Faire diminuer l'impact du salaire sur le plafond, c'est-à-dire que puisque Kovy tenait mordicus à gagner autour de 100 millions, on l'a donc étalé sur plusieurs années afin de diminuer la moyenne annuelle. Cela veut dire que notre Kovy national aurait eu un impact d'environ 6,5 millions par année sur le plafond de l'équipe sans compter qu'il y a fort a parier qu'il n'aurait pas honorer son contrat jusqu'à la fin, à moins de prendre sa retraite à 44 ans (il en a 27 en ce moment). De son côté, l'association des joueurs, la NHLPA, a décidé d'en appeler de cette décision et d'aller en arbitrage. On attend toujours la décision finale, qui devrait tomber lundi prochain (le 9 août). Bonne chance mon Kovy!
La saga Mike Modano
Une autre « saga », moins médiatisée celle-là, concernait le vétéran Mike Modano, un natif de la région de Détroit qui a été le coeur et l'âme de l'organisation des Stars de Dallas pendant 20 saisons. À la fin de la dernière saison, les Stars lui ont fait savoir qu'ils ne lui feraient pas d'autre offre pour la saison prochaine. Sitôt cette nouvelle connue, le DG des Red Wings, Ken Holland, a commencé à courtiser Modano pour qu'il vienne terminer sa carrière dans sa ville natale. D'abord incertain quant à savoir s'il désirait vraiment continuer à jouer, Modano a fait savoir aux médias que c'était « Détroit ou bien la retraite ». Peu après, on apprend que quelques autres équipes se montrent intéressées à ses services, notamment les Sharks de San Jose et le Wild du Minnesota. Certains fans se mettent à capoter affublant Modano de sobriquets tels que « menteur », « prima donna » et « joueur fini ». Dans les faits, Modano voulait seulement prendre son temps pour prendre une décision éclairée. Finalement, cette semaine, on a annoncé puis officialisé que Modano et les Wings s'étaient entendu sur un contrat d'un an à un salaire de 1,5 million de dollars. Il jouera vraisemblablement au centre du troisième trio et sur la deuxième vague du jeu de puissance des Wings, ce qui fait de cette équipe une sérieuse aspirante aux grands honneurs encore cette année.
Autres nouvelles estivales en vrac
* Les Wings ont été cherché le Ilari Filpulla, le frère aîné de Valteri. Ilari n'a jamais joué dans la LNH, mais a eu des bonnes saisons en Finlande, son pays natal. Il jouera probablement à Grand Rapids cette année et sera rapportera au grand club en cas de besoin.
* Les Wings ont renouvelé les contrats de plusieurs joueurs de soutien comme Darren Helm, Patrick Eaves et Drew Miller.
* Brett Lebda, qui, jusqu'à la saison dernière était défenseur chez les Wings, a signé un contrat de 1,5 million de dollars avec les Maple Leafs de Toronto. Une autre signature stupide des Leafs, à mon avis...
* Parlant de signature stupide, les Rangers ont signé Derek Boogard pour un 1,5 million de dollars, un tough guy qui sait à peine patiner et se servir d'un bâton de hockey. Apparemment, le DG des Rangers, Glen Sather, n'aime pas en avoir pour son argent...

